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Un vent de fraîcheur

12 juillet 2011
Dans une étable étroite et longue comme une serre, la ventilation tunnel apporte du confort et maintient la production laitière des vaches durant les grandes chaleurs de l’été, si la vitesse de l’air est adéquate.
 
Les pertes financières sont importantes. Des vaches peuvent mourir ou avorter. Les troupeaux peuvent démontrer une baisse de production laitière. Les cas de mammite se multiplient et le comptage de cellules somatiques augmentent.
 
Effet du vent
Pour rafraichir une vache, rien de mieux que le vent. L’eau peut également aider, mais seulement si elle entre directement en contact direct avec la peau de l’animal. Sinon, l’augmentation de l’humidité dans l’air amplifie la sensation de chaleur, ce qu’on appelle l’effet humidex. Il vaut donc mieux miser sur la ventilation.
Les étables étroites, longues et avec des plafonds bas donnent de bons résultats de ventilations tunnel. Ce type de ventilation fait circuler le vent d’une extrémité à l’autre du bâtiment. « Pour rafraîchir les vaches, il faut augmenter la vitesse de l’air à un minimum de 325 à 350 pieds par minute (1,65 à 1,78 m/sec) », explique l’ingénieur Bruno Garon, chef du programme génie agromécanique à l’ITA de Saint-Hyacinthe.
Un calcul simple permet d’estimer le débit d’air nécessaire provenant des ventilateurs pour créer la vitesse souhaitée selon les dimensions intérieures de la bâtisse :

 

Débit (pi³/min ou m³/sec)=vitesse (pi/m ou m/sec)
X hauteur (pi ou m) X largeur (pi ou m)
1 pi³/min= 0,000472 m³/sec
Dans une situation idéale, les entrées d’air sont à une extrémité de l’étable et les ventilateurs à l’autre. Dans la réalité, une rallonge, une laiterie ou des silos peuvent complexifier la réalisation de la ventilation tunnel. C’est pourquoi chaque installation doit être évaluée individuellement.
 
Choisir la solution
Pour une conférence présentée dans le cadre de la journée INPACQ- bovins laitiers, au Centre-du-Québec, Bruno Garon a évalué la problématique de la ferme Nic et Pic. Plusieurs contraintes sont présentées. En premier lieu, l’étable est en L. À la jonction des deux sections, la laiterie empêche d’envisager l’ouverture dans le sens de la plus grande longueur.
 
La décision est prise : des fenêtres latérales le long de la petite section près de la laiterie, qui n’ouvrent que partiellement, seront enlevées et remplacées par un panneau de 48 par 96 pouces de longueur qui glissera vers le bas, selon les besoins. À l’autre extrémité de la plus grande longueur, les ventilateurs existants seront conservés afin de diminuer les coûts. Un ventilateur supplémentaire à vitesse variable de 72 pouces (65 000 CFM pi³/minute) sera ajouté. Le nouveau ventilateur et les ouvertures sont contrôlés électroniquement.
 
Chaud, c’est trop chaud
Armées de leur fourrure, les vaches préfèrent les températures fraiches. Dites-vous que lorsque vous devez mettre un bon chandail sous vos survêtements pour travailler, les vaches sont confortables. Alors, lorsqu’arrivent les chaleurs d’été, elles souffrent de stress thermique. Une température chaude, c’est beaucoup trop chaud pour elles.
Pour qu’une vache ne subisse aucun stress par la chaleur, la température ambiante doit être en 5 et 20 ºC, mais l’effet de l’humidité doit être pris en compte. Si le vent diminue l’effet de la chaleur, l’humidité l’augmente. Plus la chaleur ressentie augmente, plus la vache augmente son taux de respiration. Avez-vous déjà remarqué une vache avec la gueule grande ouverte et qui bave en plein été? « On ne devrait pas dépasser 27 à 28 degrés avec le facteur humidex, explique l’agronome Gervais Bission, développement des affaires ruminantes pour Aribrands Purina Canada. L’agronome a analysé les données de la station météorologique de Lennoxville.
Le vent est la première option pour rafraîchir une vache. Si cette solution ne suffit pas, il reste l’eau. Mais attention! Il faut éviter la brumisation! « L’important, c’est de mouiller la peau », explique Gervais Bisson. L’eau absorbe la chaleur dégagée par le corps et le vent, par la suite, libère cette chaleur dans l’atmosphère. « C’est comme lorsque nous plongeons dans la piscine, dit-il. En Arizona, ils utilisent des cycles courts pendant lesquels ils mouillent et sèchent les vaches, toutes les cinq minutes. » En stabulation libre, Gervais Bisson recommande de rafraîchir les vaches localisées dans l’aire d’attente du salon de traite. Il s’agit d’une zone critique.
 
Texte par Marie-Josée Parent, agronome pour Le Bulletin des agriculteurs
Rédaction : Catherine Ruscigno

 

 

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